Lancement de la collection « Alerte ! »

par L'équipe du Lab' le 3 juin 2026
À l’heure où les repères démocratiques, institutionnels et médiatiques sont mis à l’épreuve, le Laboratoire de la République et les Éditions de l’Observatoire lancent « Alerte ! », une nouvelle collection d’essais courts, accessibles et engagés. Lutte contre les violences intrafamiliales, avenir de l’audiovisuel public, place des juges dans notre démocratie : ces premiers titres donnent des clés pour comprendre des enjeux décisifs de notre époque et nourrir une réflexion citoyenne exigeante.
Le Laboratoire de la République et les Éditions de l’Observatoire lancent une nouvelle collection : « Alerte ! ». Des essais courts, accessibles et engagés pour éclairer les grands débats qui traversent notre société et nourrir le débat démocratique. Parce que comprendre les défis de notre époque est la première condition d’un débat démocratique éclairé. Découvrez les trois premiers titres disponibles dès maintenant en librairie et en ligne au prix de 5 €. Les violences qui tuent l’enfance. L’enfer intrafamilial, par Steffy Alexandrian Suicides d'enfants victimes de violences, manque de moyens alloués à la recherche et à la justice malgré un volontarisme politique » affiché... Steffy Alexandrian alerte sur la faillite grandissante de la protection de l'enfance. Révélant comment le danger, loin d'être uniquement familial, est profondément structurel, elle propose des solutions évidentes : suspension immédiate de l'autorité parentale et du droit de visite et d'hébergement en cas de maltraitances, ou encore suppression du devoir de secours envers un conjoint condamné. Entre récit intime et expertise juridique, un diagnostic sans concession sur les dysfonctionnements sidérants de nos institutions dans le nécessaire combat contre les violences intrafamiliales subies par les enfants, qu'elles soient éducatives, sexuelles, ou ancrées dans le cadre conjugal. Fondatrice de l'Association Carl, qui accompagne depuis quatre ans des enfants victimes de violences intrafamiliales et sexuelles. Steffy Alexandrian, elle-même ancienne victime, est juriste et doctorante en droit privé. https://twitter.com/LabRepublique/status/2057846446339113371?s=20 Qui veut la peau de l’audiovisuel public ?, par Nathalie Sonnac Une démocratie peut-elle se passer d'un espace d'information commun, indépendant des intérêts commerciaux et des pressions politiques ?Alors que les plateformes numériques fragmentent le débat public et que des forces politiques font du démantèlement de l'audiovisuel public un objectif assumé, Nathalie Sonnac pose la question, et y répond sans détour. Elle montre ce que le service public fait concrètement, pourquoi personne d'autre ne peut le faire, et ce qui arriverait s'il disparaissait. Elle examine aussi, sans complaisance, les rigidités internes et les renoncements politiques qui l'affaiblissent depuis des années.Ni plaidoyer nostalgique ni rapport d'expert : un essai de combat, à quelques mois d'une élection présidentielle qui pourrait décider du sort de l'audiovisuel public français. Nathalie Sonnac est professeure à l'université Paris-Panthéon-Assas, spécialiste de l'économie des médias et du numérique. Ancienne membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA, devenu Arcom) de 2015 à 2021, elle est l'auteure du Nouveau Monde des médias. Une urgence démocratique (Odile Jacob, 2023). https://twitter.com/LabRepublique/status/2062546063416861127?s=20 Les juges ont-ils vraiment tous les droits ?, par Béatrice Brugère Condamnations de Nicolas Sarkozy, inéligibilité de Marine Le Pen, drame de Philippine, affaire Sarah Halimi : chaque mois ou presque, la justice française se retrouve au coeur d'une tempête. On l'accuse d'en faire trop, de se substituer au politique, de juger sans rendre de comptes. On l'accuse aussi de ne pas en faire assez, de laisser des récidivistes en liberté, de protéger ses pairs plutôt que les citoyens. Les juges ont-ils vraiment tous les droits?Béatrice Brugère, magistrate, répond de l'intérieur. En remontant aux sources, depuis les parlements d'Ancien Régime jusqu'aux cours suprêmes contemporaines, elle montre comment le pouvoir des juges n'a cessé de croître, par l'interprétation de la loi, par le contrôle de constitutionnalité, par l'influence du droit européen, jusqu'à concurrencer le Parlement dans sa fonction normative. Elle analyse sans complaisance le paradoxe qui mine l'institution : plus les magistrats revendiquent leur indépendance, plus ils paraissent fuir leurs responsabilités.Un essai indispensable pour comprendre l'une des crises les plus profondes de notre démocratie — et pour en sortir. Béatrice Brugère est magistrate et secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats. Elle est l'autrice de Justice : la colère qui monte (Éditions de l'Observatoire, 2024). https://twitter.com/LabRepublique/status/2058843014261620799?s=20 Retrouvez les trois premiers ouvrages de la collection « Alerte ! » en librairie et en ligne !

Les violences d’après-match : un message adressé à la République

par Thierry Froment le 5 juin 2026
Dans cette tribune, Thierry Froment, ancien juge d’instruction et ancien codirecteur de l’Institut de sciences criminelles de Montpellier, livre son analyse personnelle des violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions. À rebours des explications qui n’y voient qu’un débordement spontané lié à l’émotion sportive, il s’interroge sur leur caractère répétitif, leur organisation apparente et les messages qu’elles peuvent adresser à la société et aux institutions. Une réflexion qui invite à regarder au-delà des faits eux-mêmes pour questionner les logiques de pouvoir, d’influence et de déstabilisation à l’œuvre dans l’espace public.
J’ai une intuition à vous confier. Les destructions d’après match ne peuvent pas, dans cette ampleur et cette organisation, n’être qu’une action collective spontanée de jeunes supporters, J’ai la conviction qu’elles sont un message. Voilà ce qu’elles nous disent.  Ces scènes de liesse mêlées de véritables émeutes, ne relèvent pas uniquement d’un débordement émotionnel spontané, mais constituent aussi un phénomène porteur d’un message politique, géopolitique, social ou d’intimidation criminelle. Je veux rester bien sûr très nuancé, mais il n’est plus possible de détourner le regard. Lorsque des violences, des pillages ou des destructions surviennent après certains événements sportifs, l’explication la plus fréquente est celle de l’explosion émotionnelle : l’euphorie de la victoire ou la frustration de la défaite, amplifiée par l’effet de foule et la consommation d’alcool. Ces facteurs existent indéniablement. Mais, lorsque les dégradations atteignent une telle ampleur, mobilisent des groupes organisés, se répètent selon des schémas similaires et visent certains symboles précis, il devient difficile de les considérer uniquement comme des réactions spontanées. Ces événements peuvent aussi parfois être interprétés comme l’expression d’un message social, politique ou identitaire adressé à la société. Pourquoi il est difficile de croire à une spontanéité native ? Parce que ce sont toujours les mêmes scénarios qui se répètent. Les mêmes phénomènes apparaissent régulièrement dans certaines villes et lors d’événements sportifs. Les regroupements sont rapides, ils organisent le ciblage de commerces ou d’équipements urbains. Les groupes qui arrivent sont équipés pour agir, les exactions sont diffusées immédiatement et méthodiquement sur les réseaux sociaux. Tous les déplacements de groupes sont coordonnés entre différents secteurs. La répétition de ces comportements suggère alors bien davantage qu’une simple réaction émotionnelle instantanée. L’existence de groupes préparés nous alerte aussi. Dans de nombreux cas, certains individus profitent de la concentration des forces de l’ordre et de l’anonymat de la foule pour mener des actions qu’ils avaient déjà envisagées. L’événement sportif devient alors une opportunité plutôt qu’une cause. Le choix des cibles est également une indication. Les dégradations ne touchent pas toujours des objets au hasard : les cibles sont souvent des symboles de l’autorité, des commerces représentant la réussite économique (banques, luxe…), ou des équipements publics et des lieux fortement médiatisés. Le choix des cibles traduit souvent une dimension symbolique. Curieux hasard, qui n’en n’est pas un, ce sont les matchs internationaux qui sont ciblés car ils offrent une visibilité exceptionnelle à l’étranger permettant de dire par exemple « la France est en feu », « c’est la révolution à Paris », « le désordre et l’insécurité règnent en France ». On voit bien, alors, quels intérêts cela peut servir. Les messages que ces violences peuvent transmettre sont d’une extrême gravité. Un sentiment d’impunité d’abord. Ce premier message est parfois le plus simple :« Nous pouvons agir collectivement sans être empêchés ». La démonstration de force devient une fin en soi. « Il nous suffit de le décider pour vous déborder et semer le chaos ». C’est aussi évidemment la contestation de l’ordre établi. Pour certains participants, les destructions expriment une hostilité envers les institutions, les élites, les forces de l’ordre et tous les symboles de la réussite économique. Le match n’est qu’un prétexte permettant de rendre visible cette contestation. Une partie des auteurs peut chercher à transmettre un autre message : « Nous existons et nous refusons l’invisibilité sociale. » Les violences deviennent alors un moyen de capter une attention médiatique que les voies ordinaires ne procurent pas. Enfin le message peut porter une affirmation identitaire. Dans certains cas, la mobilisation collective permet de renforcer l’appartenance à un groupe comme le quartier, la bande, la communauté de supporters radicaux, l’identité locale. La destruction devient un rituel de cohésion et de démonstration de puissance. Un objectif est forcément recherché. En premier lieu, occuper l’espace public. Il est de montrer qui contrôle momentanément la rue et imposer sa présence à l’ensemble de la société. Il est aussi de produire un impact médiatique. Une vitrine brisée ou une voiture incendiée génèrent davantage d’attention médiatique que des revendications ordinaires. On observe qu’une fois les images « dans la boîte » le phénomène se calme et cesse. Le lendemain de la finale de la Ligue des Champions, alors que les joueurs sont célébrés au cœur de Paris par plus de 100 000 personnes, il n’y quasiment plus de casse. Le message est passé. Il est encore de défier l’autorité. Les violences permettent de tester les capacités de réaction de l’État et des forces de sécurité. L’objectif est enfin de tirer profit du désordre. Pour certains émeutiers, l’objectif est plus opportuniste : le pillage, les vols, règlements de comptes, la recherche d’adrénaline, le buzz et la popularité sur les réseaux. Je n’oublie pas que pour quelque uns les dégradations peuvent exprimer un malaise social. Même lorsque les violences sont condamnables, elles peuvent révéler un sentiment plus profond de frustration, de déclassement d’absence de perspectives ou de rupture avec les institutions. Réduire les destructions d’après-match à une simple explosion de joie ou de colère serait une erreur lourde de conséquences face à leur ampleur, leur répétition et leur organisation qui deviennent manifestes. Ces événements peuvent être compris comme l’utilisation de plusieurs phénomènes, l’émotion collective, l’opportunisme criminel, la recherche de visibilité, l’affirmation identitaire et la contestation de l’ordre social. Mais avec un objectif qui se révèle :  la démonstration de force pour ceux qui sont à la manœuvre et qui en profitent. Qui organise ? Qui en profite ?Lorsque Paris, capitale, ville des lumières connaît des violences et des destructions importantes après un match du PSG, la question essentielle n’est pas seulement de savoir qui participe, mais aussi qui organise et qui tire avantage de la situation. Qui organise ? Dans la majorité des cas, on s’aperçoit qu’il n’existe pas une organisation centrale unique dirigeant l’ensemble des événements. Les phénomènes sont souvent composites. On repère des noyaux organisés. Autour de chaque épisode de violence apparaissent des groupes déjà constitués. Des bandes locales, des groupes de supporters radicaux, des délinquants habitués aux actions collectives et des réseaux utilisant les messageries instantanées et les réseaux sociaux. Ces groupes savent habilement exploiter le contexte pour mobiliser rapidement des participants. Des organisateurs invisibles tirent les ficelles. Cette architecture criminelle ne ressemble plus à une structure hiérarchique classique. Quelques personnes peuvent choisir les lieux de rassemblement, diffuser des consignes, signaler les mouvements des forces de l’ordre, désigner des cibles et coordonner les déplacements via les réseaux sociaux. Cela rappelle étrangement l’organisation spécifique des narcotrafics, et de tous les réseaux politico-criminels qu’ils appuient. Cela rappelle aussi les pratiques occultes des groupes d’influence, étatiques ou non, au service de puissances étrangères. On sait parfaitement qu’une organisation légère peut suffire à produire des effets importants. Un effet d’entraînement d’abord. Une fois les premiers actes commis, de nombreux participants rejoignent le mouvement sans préparation préalable. L’organisation initiale est alors amplifiée par la dynamique de foule. Ceux qui en profitent sont les délinquants opportunistes qui sont les bénéficiaires les plus immédiats des pillages, des dégradations servant de couverture à d’autres infractions et de l’affaiblissement temporaire du contrôle policier. Le désordre devient une ressource. Mais il y a aussi des groupes cherchant à démontrer leur puissance. Certaines bandes utilisent ces événements pour envoyer un signal : « Nous sommes capables d’occuper la rue et de défier l’autorité ». La visibilité et la réputation gagnées renforcent leur influence locale. Il y a sans nul doute les acteurs politiques extrêmes. Chaque épisode de violence nourrit les discours des extrêmes. Les uns, à l’extrême droite, y voient la preuve d’un effondrement de l’autorité. Les autres, des groupes d’extrême gauche, y voient la conséquence de fractures sociales profondes. La violence devient de cette façon un argument politique exploitable. N’oublions pas les réseaux sociaux. Les plateformes bénéficient indirectement de la diffusion massive de vidéos spectaculaires, d’images virales, d’une forte audience, avec la multiplication des interactions. Le choc visuel est un produit médiatique. Elon Musk l’utilise sans retenue. J’y vois aussi en bonne place les « entrepreneurs de colère ». Certaines personnalités publiques comme Jean Luc Mélenchon, des élus Insoumis ou proches du Rassemblement national, influenceurs ou militants construisent leur visibilité sur l’indignation permanente. Chaque épisode leur fournit du contenu, des audiences et parfois une légitimité renforcée auprès de leur public. Le véritable bénéficiaire est leur logique du désordre. Lorsque la violence devient prévisible, médiatisée et répétitive, la peur progresse et la confiance collective recule. Alors les citoyens se replient, les institutions sont fragilisées et les tensions sociales s’accentuent. On voit clairement que lorsque les motivations des participants sont diverses, le résultat produit un même effet qui est l’affaiblissement du lien civique et de l’autorité commune. La question n’est probablement plus de savoir s’il existe un « grand organisateur » unique. Les phénomènes actuels sont souvent plus diffus. Quelques groupes structurés, des relais numériques, des opportunistes et des foules entraînées peuvent suffire à produire un événement d’ampleur. La véritable interrogation est donc moins qui commande, que qui manipule et utilise le désordre, qui en tire un avantage et quel rapport de force cherche-t-on à démontrer ou imposer. Il existe une évidente conjonction d’intérêts géopolitiques, criminels et idéologiques à laquelle la République doit faire face. Elle ne doit ni céder à la violence, ni se contenter de la condamner. Elle doit comprendre, prévenir, sanctionner et surtout réaffirmer qu’aucune cause, aucune colère et aucune foule ne peuvent se substituer à la loi commune.  Devant un tel défi, le maintien de l’ordre, s’il est essentiel, ne sera pas une réponse suffisante. De même, monter le curseur répressif à l’encontre des mineurs interpellés ne pourra pas stopper le phénomène. L’État républicain doit agir avec lucidité et une stratégie fine. Le renfort des services de renseignement est impératif. Nous sommes les cibles d’une guerre aux multiples facettes que nous avons hésité à nommer. Une guerre informationnelle menée par des puissances étrangères hostiles telles que la Russie ou la République Islamique d’Iran et leurs proxys. Une guerre sécuritaire avec les opérateurs criminels du narcotrafic. Une guerre économique avec des puissances qui recherchent l’affaiblissement et la soumission de notre économie par notre déstabilisation comme les États-Unis de Trump ou la Chine. Une guerre idéologique des extrêmes qui veulent prospérer sur les images de chaos et ils ne se privent pas de le dire.  Faire face, identifier, nommer et agir. Le chemin est difficile mais l’enjeu est vital pour notre démocratie. La violence n’a pas d’excuse. Elle est le langage de ceux qui cherchent à imposer leur volonté par la force et se placent ainsi contre la République. Nous ne pouvons plus l’excuser. Et si, en même temps, nous engagions une guerre pacifique de contre-influence. Et si nous lancions un autre défi à nos jeunes pour les sortir de cet engrenage violent et des manipulations dont ils sont l’enjeu. Et si nous leur proposions, plutôt que de détruire, d’épater le monde ! Un projet d’engagement, un objectif positif, un challenge valorisant. Si des milliers de jeunes sont capables de se mobiliser en quelques heures pour semer le désordre, alors ils sont capables, demain, de se mobiliser pour accomplir des choses extraordinaires. Le défi de la République est de leur donner une œuvre plus grande que la colère : une raison d’être fiers d’eux-mêmes et admirés par le monde. Nous l’avons réussi collectivement pour les Jeux olympiques et paralympiques. Mobilisons, motivons, récompensons, ne doutons plus des forces de notre jeunesse. Elles seules pourront sauver durablement notre démocratie. J’en ai la conviction intime et puissante. Thierry Froment est ancien juge d’instruction et ex-codirecteur de l’Institut de sciences criminelles de Montpellier. Crédit photo : © Lou Benoist / AFP

L’avenir de la Corse : sortir de l’impasse statutaire et reconstruire une réponse républicaine

par Benjamin Morel , Michel Ruimy le 3 juin 2026
Le 16 juin prochain, l’Assemblée nationale examinera en séance publique le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse, un texte encore largement méconnu du débat public alors même qu’il pourrait engager une évolution majeure de notre organisation institutionnelle et de notre conception de la République. Derrière un sujet souvent perçu comme territorial ou technique se jouent pourtant des questions fondamentales : l’égalité devant la loi, l’indivisibilité de la République, mais aussi les conséquences politiques, institutionnelles et sécuritaires d’un nouveau partage des pouvoirs. Parce qu’une réforme constitutionnelle engage durablement le pays, elle mérite d’être comprise, discutée et débattue par tous.
À l’approche de l'examen du projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse en séance publique à l'Assemblée nationale, le Laboratoire de la République souhaite contribuer à un débat public éclairé sur un texte dont les implications dépassent largement le seul cadre corse. Notre démarche consiste à rendre accessibles les enjeux du projet, à expliciter ses effets possibles sur les principes républicains et à nourrir une discussion fondée sur les faits, le droit et l’intérêt général. C'est le sens de la note signée par Benjamin Morel, constitutionnaliste, et Michel Ruimy, économiste. Dans cette perspective, le Laboratoire entend sensibiliser les citoyens, les élus et les acteurs publics aux conséquences potentielles d’une telle révision constitutionnelle : évolution du principe d’égalité devant la loi, reconnaissance de mécanismes d’exception territoriale, questions de gouvernance, risques de vulnérabilité institutionnelle ou d’ingérences extérieures. Une démocratie solide suppose un débat informé ; une réforme constitutionnelle exige, plus encore, une pleine conscience de ce qu’elle transforme. Benjamin Morel est constitutionnaliste, maître de conférences à l'Université Paris Panthéon-Assas. Michel Ruimy est économiste, maître de conférences à Sciences Po. Préface de Michel Vergé-Franceschi, professeur émérite de classe exceptionnelle, ancien directeur du Laboratoire d'Histoire maritime du CNRS à l'Université Paris IV-Sorbonne, ancien président de la Commission française d'Histoire maritime. Postface de Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale, président du Laboratoire de la République. L'avenir de la Corse - Laboratoire de la RépubliqueTélécharger

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