Le Laboratoire de la République vous donne rendez-vous à Lille le 23 novembre prochain pour le lancement de la première antenne locale lors d'une conférence : "Droit social : réconcilier jeunesse et République".
La République est-elle toujours sociale ? Les politiques d'accès aux droits ont-elles porté leurs fruits ? En quoi l'accès aux droits est-il un moyen de réconcilier jeunesse et République ?
La République française est sociale en ce qu'elle garantit une égalité d'accès aux droits. La création de la Sécurité sociale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale répond en ce sens à la volonté de faire naître une République sociale. Toutefois, encore aujourd'hui, de très nombreux jeunes ignorent la plupart de leurs droits, mettant en lumière la faiblesse de leur lien actuel avec les institutions publiques. Renforcer le lien entre les jeunes et les services publics implantés sur leur territoire, c'est les rapprocher des institutions et donc de la République.
Lors de cet événement organisé avec les associations 2 Plein Droit et Youth's Horizon, Richard Senghor, Hervé Teirlynk, Nathalie Flaszenski et David Dentreuil auront à cœur d'évoquer ces sujets et de revenir sur quelques-uns des fondements sociaux de la République française.
Date : Mercredi 23 novembre 2022
Heure : 19h00
Adresse : Hôtel académique de l'Université catholique de Lille, Salle des Actes, 60 Boulevard Vauban 59800 Lille
Sur inscription (gratuit) : veuillez cliquer ici.
Mardi 15 novembre dernier, Marie Ameller et Brice Couturier recevaient Nathalie Heinich pour une conversation passionnante autour de son dernier ouvrage "La valeurs des personnes" (Gallimard, 2022).
Avec son ouvrage La valeur des personnes. Preuves et épreuves de la grandeur publié chez Gallimard à la rentrée, Nathalie Heinich analyse le processus qui nous amène à attribuer de la valeur aux personnes. A l'aide d'une méthodologie pragmatique et compréhensive - à contre-courant de la sociologie critique - la sociologue Nathalie Heinich évoque les différentes gammes de "preuves de qualité", qu'elles soient personnelles ou statutaires et analyse le rôle décisif des "épreuves d'évaluation" (entretien, examen, concours, évaluation) ainsi que de "l'épreuve de la grandeur" qui fabrique in fine la représentation des hiérarchies et donc des inégalités.
Jalonnant son ouvrage de références littéraires particulièrement riches, Nathalie Heinich nous a offert, lors de cette conférence, une réflexion plus globale sur la recherche académique, qu'elle estime aujourd'hui minée par le militantisme. A ce propos, son ouvrage publié dans chez Gallimard au sein de la collection "Tracts", Ce que le militantisme fait à la recherche (n°29, 2021), contient une vive critique des "universitaires engagés" qui utilisent leurs travaux scientifiques et de recherche à des fins militantes et partisanes.
Retrouvez l'intégralité des échanges ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=uuzMXviAxIY
Jeudi dernier, 10 novembre, Cyril Hanouna, animateur de Touche pas à mon poste, diffusé sur la chaîne C8, a violemment pris à partie Louis Boyard, député LFI du Val-de-Marne, le traitant d'"abruti", alors que ce-dernier évoquait la fortune de Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Canal +. Cet évènement a été abondamment relayé et critiqué. L’Arcom est saisie.
Le Laboratoire de la République : Cet évènement brutal a beaucoup fait réagir. Est-il inédit ?
Nathalie Sonnac : L'altercation entre Cyril Hanouna et Louis Boyard est extrêmement violente, c'est sans doute ce qui rend d'abord l'évènement exceptionnel. Le comportement de l'animateur sur cette séquence est totalement délirant. Il faut néanmoins rappeler que ce n'est pas la première fois que Cyril Hanouna déborde. Rappelons qu'il y a à peine un mois, suite au meurtre atroce de la petite Lola, il a appelé à un procès expéditif de la principale suspecte, à sa condamnation à la perpétuité, en interpellant directement le ministre de la Justice.
On observe d’ailleurs que si la réaction des réseaux sociaux à l’altercation n’est pas en faveur de l’animateur, elle s'explique en premier lieu par la violence et la vulgarité des propos : dans une cour d'école, on n'accepterait même pas ce type d'altercation qui n'a rien à faire sur un plateau de télévision.
Ce qui rend la séquence également inédite, c'est que Cyril Hanouna s’adresse à un élu de la République, et lui tient des propos injurieux. C'est particulièrement inquiétant. Les représentants de la Nupes et de LFI ont saisi l'Arcom, qui a probablement dû recevoir par ailleurs de nombreux signalements. C'est inadmissible de s'adresser à un représentant de la Nation de cette manière, quel que soit l'âge dudit député et même si celui-ci fut un temps chroniqueur de l’émission. Cyril Hanouna ne fait pas ici la part des choses. C'est de l'ordre de l'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, et c'est peut-être ce qui sera retenu par les juges si l'affaire va au tribunal, comme on peut le prévoir.
Le Laboratoire de la République : que peut faire l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, contre ce type de débordements ?
Nathalie Sonnac : L'Arcom dispose d’une échelle de sanctions allant de la mise en garde à la mise en demeure, une sanction sur la base de la convention qui a été signée entre l'Autorité et la chaîne. C'est donc la convention, et notamment les obligations générales de la chaîne en matière de maîtrise d’antenne (et ici de non-maîtrise), qui va être regardée et opposée à cette séquence. L'Arcom va également étudier la jurisprudence en la matière : c'est ce qui va rendre sa décision particulièrement intéressante, puisque nous aurons d'autres éléments sur des précédents de ce type à la télévision ou sur cette chaîne.
Le Laboratoire de la République : Les élus sont-ils moins bien traités à la télévision qu'avant ? En particulier les députés ?
Nathalie Sonnac : Ce qui est sûr, c'est que depuis plus d'une vingtaine d'années, on voit qu'il y a un mélange de genre, c'est à dire qu'il y a de plus en plus de politiques qui vont dans des émissions qui ne sont pas des émissions de débat public, mais des émissions de divertissement. Cela date à peu près du début des années 2000, et des premiers développements du genre de l'infotainment. De plus en plus d'élus, que ce soient des députés, des sénateurs, des ministres, des maires, etc. participent à des émissions dans lesquelles on voit bien que la composante récréative ou de divertissement est dominante.
D'ailleurs, dans le cas de Touche pas à mon poste, l'Arcom regardera le format de l'émission. N’est-elle qu’une émission de divertissement ? Comment qualifiez-vous une émission dans laquelle un député vient parler de sujets de société ? Nous sommes dans un entre-deux qui n'a rien de nouveau, qui est même de plus en plus courant. Bien sûr, les élus de la République y trouvent leur intérêt. C'est une façon pour eux aussi de se faire connaître, d'améliorer leur popularité, d'apparaître comme des gens sympathiques avec qui on peut discuter comme si on les connaissait, comme des copains. C'est du Drucker moderne. Sauf que Michel Drucker, il y a 20 ans, il était en costume cravate et s'exprimait normalement, avec respect. On constate sur 20 ans, qu’il y a de moins en moins d'espace de débat politique pur sur les chaînes de télévision. Cette séquence est le résultat de cette évolution. La fameuse émission, diffusée sur une chaîne publique, lors de laquelle Thierry Ardisson avait demandé à Michel Rocard : "est-ce que sucer, c'est tromper ?" date de 2001. Elle a marqué le début de quelque chose de nouveau.
Le Laboratoire de la République : Comment en est-on arrivé aux insultes et à l'outrage ?
Nathalie Sonnac : Ce type d'émission a beaucoup évolué ces vingt dernières années, essentiellement parce qu'elles se nourrissent de buzz fait sur les réseaux sociaux. C'est très caractéristique de ce qu'il se passe avec Hanouna, même si on retrouve peut-être la même recette chez Pascal Praud. Cyril Hanouna a un énorme fan club sur les réseaux sociaux et cherche à faire du buzz. Et le buzz s'importe dans l'émission télévisée. Auparavant, si quelqu'un dérapait dans une émission de télévision, cela faisait effectivement du bruit sur les réseaux. Aujourd'hui, il y a une communication permanente entre l'émission télé et les réseaux, dans un sens comme dans l'autre. Le buzz des réseaux nourrit le contenu de l'émission. C'est ce qui explique en partie la tonalité et le style de Cyril Hanouna, et ce dérapage en direct. C’est la violence que l’on retrouve sur les réseaux sociaux, caractérisés par l'invective, le non-débat, le manque de respect, la non-écoute qui se retrouvent malheureusement pêle-mêle à la télévision. Sur les réseaux sociaux ceci est renforcé par l'anonymat.
Le Laboratoire de la République : La jeunesse est très perméable à ce type de formats. Comment s'assurer qu'elle se socialise à la politique par d'autres contenus ?
Nathalie Sonnac : Effectivement, mais je ne crois pas que la jeunesse ait besoin de ce type d'émission pour s'informer, et c’est ici un très mauvais exemple donné aux plus jeunes qui regardent. Ce qui me semble particulièrement grave dans cette séquence, c'est, au-delà de l'insulte, l'absence d'échange. Il n'y a aucune écoute de part et d‘autre, aucune discussion, aucun débat entre Louis Boyard et Cyril Hanouna. Heureusement, d'autres formats existent. Les médias en France sont largement diversifiés et nous vivons dans un régime de liberté d'expression, on peut ne pas être d’accord mais on ne peut pas accepter cette violence verbale et ce manque d’écoute réciproque.
Il faut protéger le débat démocratique à la télévision. La force de ce média est sa capacité à réunir les gens à un moment donné, de favoriser une forme de vivre ensemble. La télévision garde la capacité de réunir une très large audience pendant un temps long. On sait qu’Internet favorise et renforce la polarisation des opinions, et joue sur une fragmentation des audiences et une segmentation de la population bien plus forte. La sphère médiatique traditionnelle est très violemment percutée par cette nouvelle donne, elle doit pouvoir réagir, s’adapter et rester attractive auprès des plus jeunes sans utiliser les stigmates des médias sociaux.
Nathalie Sonnac est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Panthéon-Assas et ancienne membre du collège du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Elle est l'auteure de nombreux ouvrages et articles scientifiques sur l’économie de la presse écrite, de l’audiovisuel et du numérique.
Depuis quelques semaines, notamment dans le contexte de la visite d'Olaf Scholz en France le 26 octobre dernier, de nombreux commentateurs ont évoqué l'existence de tensions dans la relation franco-allemande. Christian Lequesne, ancien directeur du CERI et professeur de sciences politiques à Sciences Po Paris, évoque pour le Laboratoire de la République les doutes qui planent sur l’avenir du leadership franco-allemand.
Le Laboratoire de la République : De nombreux commentateurs ont évoqué l’existence de tensions dans la relation franco-allemande. De quoi parle-t-on exactement ?
Christian Lequesne : Ce sont des tensions liées à deux problèmes : d'abord les questions de dépendance énergétique, et par ailleurs des difficultés à se mettre d'accord sur les questions de défense. Sur les questions énergétiques, les Allemands, comme vous le savez, sont beaucoup plus dépendants que nous ne le sommes du gaz russe. Ils ont été très peu raisonnables ces dernières années puisque, à l'époque de Madame Merkel, ils ont encore négocié la construction d’un nouveau pipeline avec les Russes, le fameux Nord Stream II, qui finalement n'est pas entré en fonction (Nord Stream I a par ailleurs été saboté, sans que l'on sache avec certitude si ce sont les services russes qui sont à l'origine de ce sabotage). Ils ménagent un peu cette question de la dépendance à l'égard de la Russie, parce que leur industrie a besoin d'énormément de ressources. Les Allemands ont donc tendance à faire cavalier seul. Ils se sont par exemple opposés à une proposition française qui était très largement soutenue par l'ensemble des pays européens qui consistait à fixer un seuil au prix des importations en provenance d'autres pays que la Russie, parce qu'ils ont peur que cela amène le Qatar, la Norvège, l'Azerbaïdjan à ne pas vouloir vendre à l'Europe. Du côté de la France, du côté de la Belgique, du côté de l'Italie, on est très soucieux de la question des prix. Deuxièmement, les Allemands ont pris une série de mesures, un paquet d'aides aux consommateurs, qui représente quand même 200 milliards d'euros, sans véritable consultation préalable de Paris et des autres Européens. Et il est évident que ces aides faussent d'une manière ou d'une autre la concurrence puisqu'on est dans un système de libre marché. Les Allemands étaient aussi très favorables au développement d'un pipeline entre l'Espagne et la France qui permettrait d'alimenter l'Allemagne à partir des ports espagnols. Des problèmes environnementaux se posaient côté français, pour la Catalogne française notamment. Ce projet a été abandonné, mais cela a été aussi un élément de tension.
Deuxième sujet : la défense. Sur les questions de défense, le chancelier allemand a annoncé il y a plusieurs mois un plan de modernisation de l'armée de 100 milliards d'euros. En même temps, les Allemands ne jouent pas le jeu de la coopération industrielle, et cela énerve un peu la France. Il y a en particulier deux sujets de contentieux qui sont la construction d'un avion de combat (SCAF) et la construction d'un char (le projet MGCS). Par ailleurs, les Allemands ont souscrit à l'idée de l'autonomie stratégique européenne très chère au Président de la République, mais en même temps, ils restent très classiquement otanien et ont, par exemple, accepté de faire partie d'un consortium de quatorze pays de l'OTAN auxquels il faut ajouter la Finlande, simplement candidate, pour développer un bouclier antimissile. La France n'a pas vu cela d'un très bon œil parce que nous avons notre propre système antimissile sol-air développé avec des Italiens. Il y a donc beaucoup de sujets de contentieux.
Le Laboratoire de la République : Quelles conséquences ces contentieux peuvent avoir dans les prochains mois et les prochaines années ?
Christian Lequesne : il y a un effet d'entraînement politique au sein de l'Union Européenne. La capacité de leadership des deux pays est forcément entamée par ces contentieux bilatéraux. Or, d'un point de vue empirique, on constate qu'il est difficile de faire progresser l'agenda de l'Union Européenne, c'est à dire les politiques de l'Union européenne, s’il n'y a pas d'accord franco-allemand. C'est une sorte de condition structurelle de l'évolution européenne. Quand le couple franco-allemand est en désaccord, les dossiers n'avancent pas aussi vite que nécessaire.
Le Laboratoire de la République : ces tensions peuvent-elles avoir des conséquences sur la politique européenne relative au conflit ukrainien ?
Christian Lequesne : Je ne pense pas que les Français et les Allemands soient divisés sur le conflit ukrainien. Les lignes de clivage sont ailleurs. La vraie question qui se pose sur la doctrine de l'Union européenne à l'égard de la paix par exemple, c'est de savoir si on peut accepter une paix sans vainqueur et sans perdant, ou si l'on doit considérer que la paix n'est acceptable que s'il y a une défaite de la Russie. La France, comme l'Allemagne et comme l'Italie, est plutôt du premier avis : j’ai l’impression que ces pays sont prêts à accepter les conditions d'une paix, comme on l'a fait pour la Crimée, qui tienne compte de l'annexion des quatre territoires. En revanche, pour les Polonais, pour les Baltes, pour les Finlandais, pour les Suédois, cette option est totalement inacceptable. Ils estiment qu'il ne peut y avoir de paix qu'à partir du moment où la Russie aurait perdu la guerre contre l’Ukraine. C'est une vraie ligne de clivage. Les Français et les Allemands sont donc plutôt dans le même camp qui souhaite ménager la Russie au nom d'un principe de réalisme.
Le Laboratoire de la République : cette situation est-elle conjoncturelle ou peut-elle durer ?
Christian Lequesne : Pour vous répondre, il faudrait savoir si, véritablement, les Allemands se soucient moins aujourd'hui de la relation avec la France en Europe, ou si ce ne sont que des évènements conjoncturels. Pour l'instant, je crois qu'aucun analyste sérieux ne peut répondre à cette question. Mais il y a des tendances qui montrent qu'à Berlin, on est moins sensible aujourd'hui à la recherche de compromis systématique avec la France, pour progresser en Europe, qu'on ne l'était dans le passé. Alors que du côté français, on sent bien dans le discours du Président de République, que la relation avec l'Allemagne reste fondamentale. Cela traduit aussi une forme d'asymétrie de puissance entre les deux pays qui s'est installée et qui rend la relation bilatérale plus compliquée, dès lors qu'on parle d'effet d'entraînement dans l'Union européenne.
Ce n’est pas la première fois qu’il n’y a pas d’accord entre les Français et les Allemands sur des sujets importants. Mais le couple franco-allemand a tout de même une caractéristique invariable, c’est la recherche du compromis : on arrivait jusqu’à présent à mettre les sujets de contentieux sur la table et à trouver des compromis. Plus les positions de départ sont opposées, plus il y a une capacité à trouver un compromis final. Si ce schéma se vérifie encore, ce qui se passe n’est pas très inquiétant. En revanche, la condition du compromis, c’est une volonté commune de faire avancer l’Europe avec l’Allemagne. Il y a un point d’interrogation sur ce sujet côté allemand : n’est-il plus forcément nécessaire de s’entendre avec les Français pour faire progresser l’Europe ?
Le Laboratoire de la République : les Allemands imaginent donc d’autres formes de relations partenariales ?
Christian Lequesne : Les Allemands ont des soutiens importants en Europe du Nord. Les Pays-Bas, le Danemark, la Suède par exemple sont des pays qui considèrent qu’il y a un modèle allemand vertueux, le modèle de l’économie allemande. Dans l’ensemble, les Allemands ont des soutiens, alors que du côté français, c’est plus compliqué. L’Europe du Sud, la Grèce et l’Espagne, oui, mais ça ne pèse pas énormément dans le de processus de décision.
Le Laboratoire de la République a le plaisir de vous convier à une conférence-débat "Innovation et patrimonialisation : pour un humanisme scientifique, numérique et technologique", lundi 21 novembre 2022 à 19h00, en Sorbonne.
Avec Jean-Michel Blanquer, Catherine Bréchignac, Thierry Coulhon, Claudio Galderisi, Asma Mhalla, Philippe Walter.
Lundi 21 novembre 2022 à 19h00
La Sorbonne - Amphithéâtre Liard
17, Rue de la Sorbonne, 75005 Paris
Gratuit, inscription obligatoire.
Pour vous inscrire, veuillez cliquer ici.
Mardi 15 novembre 2022 à 19h, Le Laboratoire de la République aura le plaisir de recevoir Nathalie Heinich lors du prochain rendez-vous des "Conversations éclairées", l'occasion d'évoquer son ouvrage "La valeur des personnes" publié aux Éditions Gallimard.
Dans son dernier essai, la sociologue Nathalie Heinich s'interroge sur ce qui fait la valeur des personnes : des qualités morales, un statut social, des examens réussis, une apparence physique ? Avec elle, nous nous demanderons à partir d'exemples concrets pourquoi la valeur de l'homme ne saurait jamais se réduire à une quelconque valeur marchande, et ce qui distingue l'équité de l'égalité, comme l'inégalité de l'injustice. Grande défenseure de l'universalisme républicain, Nathalie Heinich reviendra sur cette valeur si française à l'antithèse d'un relativisme selon lequel tout se vaut.
Les échanges seront suivis d'un cocktail et d'une séance de dédicaces.
Mardi 15 novembre 2022 à 19h
Maison de l'Amérique latine
217, Boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
Gratuit, inscription obligatoire.
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